PCO, intervention précoce, Mon soutien psy : les soins
La rédaction de Neurod.eu Publié le
Cet article informe, il ne diagnostique pas : seul un professionnel de santé le peut. Une erreur ? Dites-le-nous.
Faire évaluer et accompagner un enfant ou un adulte neurodivergent coûte cher, surtout quand les professionnels ne sont pas remboursés. Deux dispositifs récents changent la donne : l'un pour les jeunes enfants, l'autre pour les détresses psychologiques légères à modérées.
Les plateformes d'orientation et de coordination (PCO)
Quand un médecin repère des écarts de développement qui évoquent un trouble du neurodéveloppement, il peut orienter l'enfant vers la plateforme de son département. La prescription d'un médecin est obligatoire pour être pris en charge. La plateforme évalue si les difficultés nécessitent l'intervention de professionnels et peut alors déclencher le forfait.
Le forfait d'intervention précoce
Il concerne les enfants jusqu'à 12 ans qui présentent des signes de trouble du neurodéveloppement. Un diagnostic confirmé n'est pas une condition.
- Professions concernées : ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues libéraux, qui doivent avoir passé un contrat avec la plateforme. Ce sont des actes que l'Assurance Maladie ne rembourse pas en temps normal.
- Durée : le forfait est versé pendant un an. Il peut être prolongé de 6 mois si nécessaire, sous certaines conditions.
- Fin du forfait : la prise en charge s'arrête quand l'AEEH commence à être versée. Le forfait n'est pas cumulable avec l'AEEH ni ses compléments.
Mon soutien psy
Ce dispositif de l'Assurance Maladie finance des séances avec un psychologue partenaire, dès 3 ans, pour une souffrance psychique d'intensité légère à modérée.
- Orientation : elle n'est pas toujours nécessaire. Vous pouvez prendre rendez-vous directement avec un psychologue partenaire, ou voir d'abord votre médecin, qui peut vous remettre un courrier. Un mineur a besoin de l'accord de ses parents.
- Séances : jusqu'à 12 par année civile, soit un entretien d'évaluation puis jusqu'à 11 séances de suivi.
- Pour trouver un psychologue : utilisez l'annuaire des partenaires sur ameli.fr, avec le filtre enfants ou adolescents si besoin.
- Le coût : la part prise en charge dépend de votre situation et de votre mutuelle ; renseignez-vous sur ameli.fr ou auprès d'elle.
Mon soutien psy ne remplace pas un suivi spécialisé pour un TSA ou un TDAH, mais peut aider à traverser une période d'anxiété ou de surcharge.
Et après ?
Le relais passe par la MDPH (AEEH, PCH) et par le parcours de soins habituel. Pour s'orienter vers un diagnostic adulte : diagnostic TDAH adulte en France. Pour la vue d'ensemble : le panorama des aides.
Questions fréquentes
Faut-il un diagnostic pour entrer dans le parcours de la plateforme ?
Non. Le dispositif vise le repérage précoce : des écarts de développement suffisent à justifier une prescription médicale.
Peut-on cumuler le forfait et l'AEEH ?
Non, le forfait n'est pas cumulable avec l'AEEH ni ses compléments. Il s'arrête quand l'AEEH est versée.
Mon soutien psy est-il accessible sans ordonnance ?
Souvent oui, vous pouvez contacter directement un psychologue partenaire. Dans certains cas (traitement psychotrope, situation plus lourde), un avis médical est demandé.
Un adulte neurodivergent peut-il en bénéficier ?
Oui, à partir de 3 ans, si la souffrance psychique est légère à modérée. Le dispositif traite cette souffrance : il ne remplace pas un accompagnement spécifique du trouble.