PAP, PPS, AESH : quelle aide pour mon enfant à l'école ?
La rédaction de Neurod.eu Publié le
Cet article informe, il ne diagnostique pas : seul un professionnel de santé le peut. Une erreur ? Dites-le-nous.
Les sigles de l'école inclusive se ressemblent. Pourtant, chaque dispositif répond à une situation précise, et ne passe pas par les mêmes interlocuteurs.
Le PAP : plan d'accompagnement personnalisé
Pour un élève qui a un ou plusieurs troubles des apprentissages (dys, TDAH) et des difficultés scolaires durables, sans reconnaissance du handicap. Le PAP est un dispositif interne à l'école ou à l'établissement : il ne relève pas de la MDPH.
- Qui le demande : la famille, ou l'élève majeur, dès qu'un diagnostic médical est posé. Le conseil des maîtres ou le conseil de classe peut aussi le proposer, avec l'accord de la famille.
- Qui intervient : le médecin de l'Éducation nationale rend un avis obligatoire, à partir des bilans psychologiques et paramédicaux. Le directeur ou le chef d'établissement rédige le PAP avec l'équipe éducative. La famille le reçoit pour accord et signature.
- Ce qu'il prévoit : allègement du travail, polycopiés, enregistrements audio, évaluations adaptées, emploi du temps permettant des soins à l'extérieur. Pas d'aide humaine.
- Sa durée : il est évalué chaque année, puis maintenu ou réactualisé, et suit l'élève dans sa scolarité.
Le PPS : projet personnalisé de scolarisation
Pour les élèves dont la situation relève du handicap reconnu par la MDPH. Il définit le déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales qui répondent aux besoins de l'élève. Le dossier est déposé à la MDPH du lieu de résidence ; la commission (CDAPH) décide.
L'AESH : accompagnant d'élèves en situation de handicap
La commission de la MDPH décide de l'aide humaine et définit les activités principales de l'accompagnant. Il en existe trois formes.
- Mutualisé : un même AESH accompagne plusieurs élèves, en même temps ou successivement, qui n'ont pas besoin d'une attention continue.
- Individualisé : l'élève a besoin d'une attention soutenue et continue ; l'AESH reste à proximité immédiate.
- En dispositif Ulis : un AESH est déjà affecté à chaque Ulis.
Un détail qui surprend les familles : ce n'est pas la famille qui « demande » l'aide humaine. C'est l'équipe pédagogique qui conclut à la nécessité d'une aide, puis la famille dépose le dossier et décrit factuellement les besoins de l'élève.
Comment choisir ?
- Trouble des apprentissages sans besoin d'aide humaine : commencez par un PAP, à demander à l'école ou à l'établissement.
- Besoin d'un accompagnant ou de matériel financé : un dossier MDPH pour un PPS.
- Doute : demandez une réunion avec l'équipe éducative et l'enseignant référent de votre secteur.
- Un suivi par un Sessad passe aussi par la MDPH, avec souvent une liste d'attente : inscrivez-vous tôt.
Les aménagements aux examens suivent leurs propres règles : voir cet article. Le complément financier côté famille : AEEH. Pour constituer le dossier : le panorama des aides.
Questions fréquentes
Un PAP donne-t-il droit à un AESH ?
Non. Le PAP organise des aménagements pédagogiques. L'aide humaine est décidée par la commission de la MDPH, dans le cadre d'un PPS.
Faut-il un diagnostic pour demander un PAP ?
La famille peut le demander dès qu'un diagnostic médical est posé. Le médecin de l'Éducation nationale donne ensuite son avis.
Le PAP est-il valable d'une année à l'autre ?
Oui, il suit l'élève, mais il est réexaminé chaque année pour tenir compte de ses progrès.
Et si les aménagements du PAP ne suffisent pas ?
Si les difficultés sont liées à un handicap, le PPS, qui passe par la MDPH, est la piste à étudier. Parlez-en à l'équipe éducative et à l'enseignant référent.